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La peinture est cadavre

Le temps lêche sa moelle

Me laissant comme havre

Le chassis et la toile

 

C'est  à Saint-Etienne, en1945, le 19 juin que ma curiosité me poussa dans un cri, hors du ventre maternel. Je découvrai, un monde inconnu où je grandis entre amour et éducation parentale dans le cocon de cette grande cité ouvrière.

Après l'école primaire, dans le quartier de Montaud,  je me retrouvais orienté non pas dans un collège, mais directement en classe de5ème au lycée professionnel Etienne Mimard. C'est la, à "la Prof" que je réalisai un parcours initiatique de plusieurs années à la rencontre de différents apprentissages,

comme : le tissage, l'ajustage, le tournage, le fraisage, le forgeage et les techniques de fonderie, l'embarras d'un choix que je ne ferai pas... En cause, le manque de motivation bien sûr et plutôt qu'un passage en première professionnelle, je décidai en septembre 1961, de postuler au concours d'entrée des Beaux-Arts de Saint-Etienne.

Sept années plus tard, mon Diplôme de Déco sous le bras, le service militaire me rappela que je devais, selon la loi Française, lui consacrer seize mois de mon existence. En septembre 1968, je rejoignis l'Ecole Interarmées des Sports de Fontainebleau. Je fus incorporé dans la section Judo sportifs du haut niveau " l'ancien Bataillon de Joinville". Précisons que je pratiquais depuis 1960, avec assiduité et réussite cet art martial au sein du Judo club de la Loire. C'est durant cette parenthèse sous les drapeaux que je rencontrai ma compagne Evelyne, la mère de nos futurs trois enfants.

En 1969, après ma démobilisation, je travaillai comme  animateur à la maison de la Culture de Saint-Etienne, étalagiste à Monoprix, maquettiste chez "Blanc/Durand", une petite entreprise de panneaux publicitaires muraux peints à la main.

Quelques emplois plus tard... en 1970, l'enseignement me fit un clin d'oeil et m'invita à tester l'enseignement du dessin et des travaux manuels, dans un collège à Bron dans le Rhône.

En 1971, étant sollicité sur la région lyonnaise pour donner des cours de dessin dans une école d'esthéticiennes, mon lieu de résidence se déplaça à Oullins dans la proche banlieue de Lyon.

En 1972 et 1973, l'Education Nationale me recruta sur un poste d' enseignant en dessin d'art. Je découvris ainsi Oyonnax, une pittoresque petite cité plasturgique et ses deux collèges.

Enfin en 1974, je fus embauché au Lycée Professionnel  de la SEPR (établissement sous contrat avec l'éducation nationale) comme professeur de dessin d'art appliqué (dominante bijouterie) et parallèlement, recruté comme entraîneur de la section Judo du CASCOL (SNCF) en cité oullinoise.

En 2010 : sonna l'heure de la retraîte "Education Nationale". 

Depuis septembre 2015, celle du prof de judo, mais pas celle du pratiquant assidu que je reste.

Pourtant, "le bateau du temps qui passe", s'il mouilla au port de la retraite point n'y jeta l'encre, car le vent s'engouffre toujours dans la toile de mon imaginaire.

Et comme la mer est immense!..